Introduction d'usage : présentation du concept et explications.

Introduction d'usage : présentation du concept et explications.
Bonjour à vous qui passez,
Un scénario a récemment pris tournure dans ma tête, et ne pouvant pas prendre la caméra pour le mener à bien, j'ai donc décidé de le faire par écrit - ce qui, finalement, m'arrange, puisque c'est un outil que je maîtrise ben mieux :p

L'histoire que je vais partager ici est un fruit de mon imagination. Je tiens à préciser que si certaines incohérences surviennent, j'en serai navrée, mais j'écris d'abord motivée par le plaisir, et je ne prends pas le temps de vérifier la véracité de chaque chose, tout en essayant bien sûr de faire un scénario harmonieux, qui tient debout.

Tenant à évoluer en même temps que ce blog, je publierai chapitre par chapitre cette histoire, au gré de mon inspiration. Comme chacun le sait, l'inspiration ne se contrôle pas, donc il y aura sûrement des intervalles irréguliers entre le postage de chaque chapitre ! :)

J'espère que vous aimez la lecture, parce que vos serez servis ! Je précise que les photos que j'ai choisies pour mes personnages sont des célébrités, car je ne souhaite pas m'attirer d'ennuis si je piochais des photos au hasard sur le net ! Je pense que vous comprennez :/ Ce sont donc des "stars" du domaine du cinéma et de la chanson. J'indiquerai leurs noms entre parenthèses sous le prénom du scénario, pour que vous sachiez qui vous avez affaire ! J'ai tâché de prendre ceux qui répondaient le plus à mes attentes.

Dernier point : pour stimuler les lecteurs et les inviter à participer (un blog est fait pour partager, non ?), je poserai parfois en fin de chapitre des questions, comme "à votre avis, que va-t-il se passer ?", ou plus précises selon le contexte. Vous êtes bien sûr invités à réagir, et à donner votre avis, c'est fait pour ça !
En revanche, comme je l'ai déjà signalé dans la présentation, ce que j'écris ici m'appartient, et si jamais je vois quelque forme de copie ailleurs, j'arêterai tout ! (C'est déjà arrivé pour un blog antérieur, et ça énèrve énormément !)

Bonne lecture...
Bon voyage...
A très bientôt !
B

# Posté le samedi 02 août 2008 06:27

Modifié le vendredi 22 août 2008 13:18

Présentation des personnages + indications

Présentation des personnages + indications
Comme la narration de cette histoire va être un peu particulière, surtout au début, afin de vous plonger dans l'ambiance directement, je vous donne la liste des personnages : vous les verrez apparaitre au compte-goutte, pas de précipitation ! L'intrigue ne se mettra en marche que petit à petit. Les personnages sont français, malgré leurs homologues américains ou british !

Harmonie d'Anjoue (Kristen Bell)
Lou Villard (Kristen Stewart)
Ambre Tremay (Danielle Pannabaker)
Magdalena Lopez (America Ferrera)

Benjamin Steppe (Randy Harrisson)
Luca Pirello (Harry Judd)
Arnaud Joubert de Bézac (Drew Fuller)
Axel Villard /frère de Lou/ (Garett Hedlund)

# Posté le samedi 02 août 2008 06:46

Modifié le samedi 02 août 2008 13:22

PREMIERE PARTIE : LA LETTRECHAPITRE 1 : AMBRE

PREMIERE PARTIE : LA LETTRECHAPITRE 1 : AMBRE
**************Ambre s'arrêta, à peine essoufflée, devant la boîte aux lettres. Elle passa une main sur son front moite, et cala une mèche de ses cheveux roux derrière son oreille droite. Elle venait de faire son footing hebdomadaire, et l'air saturé de cette matinée de Juillet était déjà pesant. La jeune fille rêvait d'un grand verre d'eau glacée avec peut-être, oui, un peu de sirop de menthe... Mais d'abord il fallait relever le courrier, sinon sa mère allait faire une maladie. Elle attendait le dernier numéro de son magazine fétiche avec une impatience fébrile, le genre de lecture dont raffolent les mères célibataires à la cinquantaine bien tassée. Ambre ne se risquait plus à y jeter ne serait-ce qu'un coup d'oeil, car elle avait déjà vécu une expérience quasi traumatisante, la fois où elle avait eu la curiosité de s'y intéresser. Enfin, maintenant qu'elle y repensait, ça la faisait presque sourire. Sa mère avait la fâcheuse habitude – habitude toujours d'actualité d'ailleurs – de laisser traîner ses «torchons people»,comme les nommait chaleureusement Ambre, un peu partout dans la maison. Une après-midi, celle-ci avait décidé de rassembler et ranger chaque numéro, histoire de rendre à la maison un aspect un peu plus civilisé. Le premier sur lequel elle avait mis la main se trouvait être un exemplaire de « Jeune et Jolie », à la couverture attractive montrant une blondinette dans les bras d'un bel homme brun hâlé aux muscles saillants, sans doute ultra photoshopé. En dessous un titre aguicheur annonçait un test en page 14 : «Comment faites-vous craquer votre Roméo ? ». Un rien intriguée, la jeune fille avait filé page 14 pour voir l'étendue intellectuelle des questions... Sans se douter un seul instant que sa mère avait DEJA répondu aux dites questions. Elle avait fidèlement entouré ses 10 réponses avec un stylo noir à tendance baveuse, rempli un tableau en cochant avec application les numéros correspondants, et obtenu un score de 82 points. C'est à ce moment que le regard d'Ambre avait glissé vers le résultat associé... Et elle l'avait regretté aussitôt. « Votre profil : vous êtes une dominatrice. Vos points forts : on dirait que vous savez faire plaisir à votre homme ! Vous aimez prendre les choses en main et vous entourer d'accessoires divers pour le plaisir de monsieur. Les menottes n'ont plus de secrets pour vous depuis longtemps, et l'accoutrement d'infirmière est loin de prendre la poussière dans le placard ! Vous... » Sans attendre la suite, Ambre avait refermé le magazine d'un coup, à la fois gênée et écoeurée. Elle avait remis le magazine à sa place et, sans plus de cérémonies, avait interrompu le rangement entrepris. Sa mère, une dominatrice ? Mon Dieu. Elle aurait mieux voulu ne pas le savoir. De toute façon, Stella avait divorcé depuis 15 ans, et sa fille ne lui connaissait pas d'aventures depuis ce temps-là, sauf si l'on comptait les quelques flirts foireux et les coups d'un soir qui se comptaient sur les doigts d'une main. C'était soulagée par cette pensée que Ambre avait chassé ce magazine de ses souvenirs, et décidé de ne plus jamais ouvrir un de ses frères à l'avenir...

Ambre mis la main dans la poche de son jogging à la recherche de la clé pour ouvrir la boîte aux lettres. Elle n'y était pas. Mince, elle l'avait peut-être perdue : en courant, la clé avait sûrement été ejectée... Oh non, s'il fallait faire tout le trajet en sens inverse, elle serait en retard au match de rugby de Matt, son meilleur ami, et elle avait promis d'être là ! Elle jeta un regard courroucé à sa montre qui indiquait 12h40. Le match était à 14h, elle n'avait pas mangé et avait besoin d'une bonne douche. Pas le temps de retourner sur ses pas ! Bon, elle avait peut-être oublié la clé à l'intérieur de la maison, sur le buffet du salon... Dubitative, elle se dépêcha de passer le portail pour entrer chez elle. Dès le pas de la porte, elle fut assaillie par une odeur de fumée : sa mère avait repris la cigarette depuis 5 ans, et semblait en faire une consommation phénoménale. Bientôt sa voix perdrait toute résonance féminine et ressemblerait à la voix off des films catastrophes où l'on annonce une apocalypse imminente. Ce genre de voix grave, très grave, tout éraillée, qui donne envie de racler la gorge de l'individu auquel elle appartient à la petite cuillère...

Ambre pénétra dans le hall et se rua dans le salon. Son regard se posa immédiatement sur le buffet et... La clé n'était pas là non plus. Ah ! Faux espoir. Elle se tourna alors vers le guéridon posté juste en face, et aperçu enfin, avec soulagement, la forme singulière à la couleur argentée. Elle saisit la clé et se retourna lorsqu'elle vit sortir sa mère de la cuisine.
« Salut M'man »
« Ah tiens, tu as fini ton footing. Ca tombe bien, tu vas pouvoir aller chercher le courrier. J'attends mon... »
« Oui, oui, je sais, ton magazine. J'allais y aller, mais j'avais perdu la clé, je viens juste de la retrouver. »
« Bon. Vas-y tout de suite alors, parce qu'on va manger. J'ai préparé des gnocchi comme tu les aimes. Avec beaucoup de sauce curry... »
Ambre retint la grimace qui lui montait aux lèvres. Les gnocchi à la sauce curry. Seul plat que sa mère savait faire, c'est-à-dire sans avoir besoin de le sortir du congélateur et de le mettre au micro-ondes. Seulement Ambre détestait ça, et Stella n'avait pas l'air de comprendre qu'il n'y a pas pire mariage que gnocchi et sauce curry. Elle s'obstinait à préparer ça quand elle « n'était pas trop occupée » disait-elle, c'est-à-dire lorsqu'elle ne faisait pas le pied de grue au bureau de tabac à gratter des morpions dans l'espoir toujours vain de gagner la moindre somme, ou lorsqu'il n'y avait plus ses programmes préférés à la télé. Ambre trouvait ça désespérant, mais elle aimait malgré tout beaucoup sa mère, qui n'avait jamais eu de chance dans la vie il fallait bien l'avouer. Ses parents, attachés de presse reconnus, étaient morts dans un accident d'avion lorsque Stella n'avait que 19 ans. Enfant unique, elle avait hérité de tous leurs biens, ce qui lui faisait un joli petit pécule. Fortune qui, entre parenthèses, s'amenuisait de plus en plus...Elle avait ensuite connu deux mariages et deux divorces, ainsi qu'une fausse couche quelques mois après la naissance d'Ambre. La boîte de publicité où elle travaillait depuis longtemps avait fermé, et incapable de trouver la même place ailleurs, elle avait accepté un job précaire d'hôtesse de caisse en grande surface, duquel elle avait été virée pour faute professionelle. Tant d'échecs l'avait découragée et minée, de fait Ambre faisait ce qu'elle pouvait pour la préserver, et essayait de ne pas trop lui en vouloir.

En soupirant à la pensée du plat de gnocchi sauce curry qui l'attendait, elle sortit dans son jardin et se dirigea à nouveau vers la boite aux lettres. Il y avait un paquet incroyable de courrier : des journaux – la pancarte « pas de journaux SVP ne semblait pas porter ses fruits- qui serviraient pour alimenter le feu cet hiver, quelques factures, le fameux magazine de sa mère, et... tiens, une lettre. A son nom. C'était une lettre dans le genre formel, avec une écriture informatique dont le destinataire était bien « Ambre Tremay » et l'expéditeur inconnu. Ambre observa un moment le cachet « TevProductions » qui la laissa perplexe : de quoi pouvait-il s'agir ? Elle pris l'ensemble du courrier sous son bras, posa sa mystérieuse lettre au milieu du tas pour l'ouvrir plus tard au calme dans sa chambre, et referma la boîte aux lettres, se pressant de rentrer chez elle. Le match de Matt ne l'attendrait pas pour commencer !


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Que pensez-vous de ce premier chapitre ?
Est-ce qu'il vous donne envie de lire la suite ? Je l'espère :)
Le chapitre 2 suivra bientôt...


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# Posté le samedi 02 août 2008 09:31

Modifié le mardi 02 septembre 2008 19:06

CHAPITRE 2 : LUCA

CHAPITRE 2 : LUCA
***************« Hé Luca, attrappe ça !!! »
Luca se tourna et vit son entraineur qui tenait une crosse dans la main, prêt à l'envoyer. Machinalement, Luca tendit la main et la saisit au vol. Il l'examina et eut un air étonné :
« Mais c'est la tienne, Jo ! »
« Ouais, je sais reconnaître ma propre crosse mon garçon, je vois que tu as un grand sens de l'observation ! »
Luca eut un sourire en coin, tout en faisant un geste de la main qui pouvait se comprendre comme un «Et alors ? »
« Elle est à toi. Cadeau. Le vieux père te la lègue... »
Luca jeta un regard à la fois reconnaissant et interrogateur à son entraîneur. Après un petit silence, il ajouta :
« Wha, trop bien ! Je veux dire... merci ! Mais, pourquoi moi ? »
Jo eut l'air excédé de celui à qui on ne la fait pas :
«Parce que t'es le meilleur, pardi ! Bordel Pirello, t'as beau être un putain de rital, t'es un fouttrement bon joueur. L'année prochaine tu vas leur en mettre plein la vue, ça c'est clair. Jveux que tu t'entraines cet été, pas de vacances pour toi mon pote. Viens à la patinoire quand tu peux, j'ai dit à Julie de te laisser passer gratos, même si c'est plus sur tes heures d'entrainement. »
Luca acquiesca, sans mot dire. Il n'était pas d'un naturel particulièrement loquace, même s'il lui arrivait de se fendre de quelques remarques humoristiques, et de prendre part à des débats brûlants. De toute façon les gens n'avaient pas besoin de l'entendre pour l'apprécier. Il faisait partie de ces personnes qui inspirent immédiatement la sympathie, et sur qui on peut toujours compter. Ses grands yeux bleus façon océan-par-beau-temps et son air mystérieux lui attribuaient un charme fou qui ne laissait pas une seule fille indifférente. Une fée s'était-elle penchée sur son berceau, 20 ans auparavant ?

« Et dis à tes parents qu'ils peuvent investir dans un tout nouvel équipement. Ca vaut le coup, j'ai pas l'habitude de dire ça aux ptits gars comme toi, mais t'es un bon, faut que tu continues, Luca. Tu le sais. Nouveaux patins, nouvelles protections... Et t'as déjà ta nouvelle crosse. Enfin, elle date pas d'hier m'enfin... »
«Ouais en fait tu me laisses la vieille merde que tu veux plus quoi... » plaisanta Luca, qui semblait pourtant en admiration devant la « vieille merde » en question. Il n'arrivait toujours pas à croire que Jo, LE Jo, lui avait fait un tel don. Depuis neuf ans qu'il faisait du hockey sur glace, jamais son entraineur n'avait fait de fleur à quiconque. Il appréciait donc doublement cette marque d'intérêt...
L'entraineur eut un petit rire de gorge et fixa le jeune homme.
« Allez, ciao, mec. Ptet que je passerai te voir quand tu viendras t'entraîner ! Je compte sur toi, t'as plus qu'à t'améliorer encore et encore... »
« Oula ! Ca va être dur ! Je suis déjà si bon ! » Répondit Luca avec un petit sourire, tout en mimant un mouvement de crosse sur une glace imaginaire. Jo lui donna une petite tape affectueuse dans le dos, et il quitta le vestiaire en saluant.

Luca resta seul, et se mit à caresser la crosse du bout des doigts. Whawhawhaaaa... Cette dernière séance d'entraînement avait été riche en émotions. Et la proposition de Jo l'emballait. Venir s'entraîner, comme ça, sans rien devoir à personne, quand il voulait... L'été promettait d'être chargé. Surtout qu'à la rentrée, il allait s'envoler direction les States pour intégrer une des meilleures équipes, située en Californie et composée des jeunes espoirs du hockey sur glace de tout le globe. Alors il avait plutôt intérêt à faire des entraînements intensifs ! Dans la perspective de cette rentrée sportive, il pourrait enfin laisser tomber les années d'études de langues qu'il avait entreprises,et qui ne le passionnaient pas outre-mesure. Il reconnaissait tout de même que ces deux années allaient lui être bénéfiques pour comprendre et se faire comprendre sans la langue de Shakespeare...

Auréolé d'ondes positives, Luca quitta à son tour le vestiaire. Il s'apprêtait à sortir du bâtiment lorsqu'il vit Julie, la fille de Jo, courir vers lui. La jeune fille, qui avait le même âge que Luca, s'occupait du club chaque été et gérait tout ce qui était administratif. Elle s'arrêta à son niveau :
«Salut, Luca. J'ai failli oublier, mais lorsque je t'ai vu sortir, je me suis tout de suite rappelé qu'il fallait que je te donne ça »
Elle lui tendit une lettre dont il se saisit, un peu étonné. Depuis quand reçevait-il du courrier par l'intermédiaire du club ? Ah, ça venait peut-être de Californie. Sans doute la liste de logements qu'il avait demandée... Il retourna la lettre. Elle portait la mention « Lucas Pirello », suivie du nom du club et l'adresse qui allait avec. Luca regarda hâtivement le tampon : apparemment, ce n'était pas ce à quoi il s'attendait, elle ne venait pas de Californie. Il haussa un sourcil en voyant dans le coin gauche une sorte de logo qui symbolisait une bande vidéo, sous laquelle était inscrit « TevProductions ». Julie rigola en voyant l'air indécis qu'avait pris Luca :
« Ben alors ? Ca te rend si perplexe que ça ? Tu fais une de ces têtes mon pauvre ! »
« Je vois pas ce que ça peut être, en fait. C'est la première lettre que je reçois ici, et ça ne vient pas de Californie... »
Julie se rembrunit.
« Ah oui, c'est vrai que tu nous quittes l'année prochaine. Tu vas nous manquer. Faudra qu'on sorte ensemble un de ces quatre pendant ces vacances... Je veux dire, amicalement, bien sûr. Après un entraînement, par exemple, ça pourrait être sympa ! »
Luca approuva d'un mouvement de tête :
« Pas de problèmes, ça me ferait plaisir, on se trouvera un moment ne t'inquiètes pas. Moi aussi ça me fait bizarre de partir ! De tout laisser... Mais j'ai vraiment une chance de... »
« De poursuivre ton rêve » Compléta Julie, philosophe. « T'as raison, je te comprends, il faut saisir ta chance. En tout cas tu nous enverras des nouvelles, histoire de voir ce que devient notre champion ! Enfin de toute façon on entendra parler de toi à la télé !»
Ils rirent tous les deux, puis la jeune fille ajouta :
« Bon c'est pas tout mais je dois retourner aux affaires, moi ! Alors, bonne journée, et puis... » Elle jeta un regard à la lettre toujours dans la main de Luca. « Peut-être que c'est encore une bonne nouvelle ! En ce moment, t'as l'air verni, non ? »
Luca secoua la crosse qu'il tenait dans l'autre main :
« Ouais... J'ai pas à ma plaindre on va dire. Je dois me dépêcher, mes parents m'attendent pour aller au resto. »
« Oh, vous fêtez quelque chose ? »
« C'est l'anniversaire de ma soeur... Et devine ce qu'elle a demandé pour ses 12 ans ? »
« Euuh... Je vois pas... L'avion Barbie ? Ou non, peut-être la maison ? Quoique, c'est plus vraiment d'actualité... Alors ? »
« Perdu ! Sa première crosse de hockey ! »
Julie eut un regard amusé.
« Sur les traces de son frère alors ! "
Elle embrassa Luca pour lui dire au revoir, et tourna les talons. Luca rangea la crosse dans son sac, et après un moment d'hésitation, y déposa la lettre également. Il l'ouvrirait dans l'après-midi, après le restaurant... Après tout il n'était pas pressé !


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Deux autres personnages vont encore découvrir la lettre, sans l'ouvrir, après l'intrigue de la lettre avançera un peu, mais je n'en dis pas plus...
Ca vous plait ? Ce n'est pas trop déroutant ? Si "oui", c'est fait pour :p


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# Posté le dimanche 03 août 2008 06:36

Modifié le lundi 03 août 2009 12:09

CHAPITRE 3 : HARMONIE

CHAPITRE 3 : HARMONIE
**************** « Tout doux, Abakan, tout doux ! »
Harmonie flatta l'encolure de sa monture et stoppa net devant son box. Le bel alezan se montrait très fougueux, mais cela ne décourageait pas la jeune fille qui déployait des trésors de patience, notamment lors du dressage. Elle revenait à l'instant d'une petite virée dans les bois, mais peu avant elle avait tenu à revoir le pas espagnol avec Abakan, qui devait être prêt pour le prochain championnat de France. Harmonie pensait avec fierté à leur future consécration, n'envisageant pas une seule seconde l'échec. Elle était née pour être une gagnante et avait été élevée dans l'optique de réussir tout ce qu'elle entreprenait. Ses propres parents avaient brillamment réussi dans tous les domaines, et à présent Harmonie se devait de reprendre le flambeau.

La jeune fille mit pied à terre et ôta la bombe qui lui tenait si chaud. Elle secoua ses longs cheveux blonds d'un geste qui lui était habituel, voire tenace, et prit la bride pour mener le cheval dans son box. Elle se sentait épuisée et n'avait aucune envie de donner les soins nécessaires à Abakan, qui piaffait en attendant d'être pris en charge. Harmonie soupira et s'adressa, mi-flatteuse mi-harassée :
«Tiens toi tranquille mon beau. Quentin va venir s'occuper de toi. A tout à l'heure peut-être... »
Quentin, le jardinier du domaine, n'avait aucune formation de palefrenier, mais c'était contre son gré qu'il devait obéir aux demandes d'Harmonie, bien qu'il ne ressente aucune sorte d'affinité avec les animaux. Son domaine c'était les plantes, il devait se charger de faire des beaux massifs et maintenir les quelques hectares de terrain et leurs extensions boisées en bon état. Les chevaux, c'était une autre affaire ! Et Abakan, il ne le portait pas vraiment dans son coeur, depuis que l'alezan lui avait copieusement écrasé deux orteils.

Harmonie finit par dénicher le jardinier devant la maison, occupé à tailler les haies, qui ne devaient jamais dépasser la hauteur imposée par M. d'Anjoue. Il leva la tête, et salua Harmonie, tout en sachant pertinemment ce qu'elle allait lui demander.
« Bonjour, Harmonie. Bien monté ? »
« Oui, toute la matinée. Je suis crevée. »
Ben voyons, pensa Quentin. C'est un luxe que tout le monde ne peut pas se payer, être fatigué de faire de l'équitation !
« A ce propos », continua la jeune fille, « Il faut que tu ailles voir Abakan. J'ai pas le temps de lui donner à manger ni rien, alors dépeches-toi, il attend... »
Pas le temps. Mais oui, à d'autres ! Harmonie savait se montrer autoritaire. Bientôt, elle atteindrait le niveau paternel, cela ne faisait aucun doute. Elle pouvait aussi se montrer sèche, glaciale, mais elle exerçait sur la gent masculine un charme certain, et en profitait pour se montrer parfois odieuse. Quentin estimait cependant qu'il s'agissait d'une couverture. La petite était sans doute bien plus sensible qu'elle ne voulait le montrer... Mais en attendant, elle le regardait dans l'attente de le voir quitter son poste pour se rendre vers ce foutu animal. Et il n'était pas question de refuser, sinon ça allait barder. On ne rechignait pas aux ordres d' Harmonie d'Anjoue.
« Hum. J'y vais tout de suite » Répondit le jardinier avec un raclement de gorge.
« Bien. »
Harmonie, satisfaite, suivit des yeux Quentin qui s'éloignait, et grimpa lentement les larges marches en pierre qui menaient au perron. A 22 ans, elle habitait encore chez ses parents, et ne comptait pas débarrasser le plancher de sitôt. Elle était bien ici, elle avait tout ce qu'il fallait, tout ce qu'elle aimait à portée de main. Equitation, tennis, golf, natation... Quoi de mieux que de pouvoir profiter le plus longtemps possible de toutes ces activités, dans un cadre à couper le souffle, avec des parents qui vous cèdent tout ? Dans un appartement en ville, seule, elle se serait sentie à l'étroit. En ce moment, elle profitait des vacances, mais le reste de l'année, le chauffeur de la famille l'emmenait tous les matins à l'université, où elle suivait un cursus de droit. En septembre, elle entamerait d'ailleurs sa 4è année d'études, et elle n'était pas prête d'arrêter là pour embrasser la vocation d'avocate qui lui était promise... Heureusement elle était inscrite dans l'une des meilleures facultés du pays, ce qui lui donnait le sentiment d'une victoire assurée.

Harmonie entra dans le manoir d'un pas nonchalant (toujours contrôler sa démarche, règle n°1 !) et gagna le salon d'été où elle choisit un fauteuil sur lequel elle se laissa tomber avec grâce (toujours faire attention à son port, règle n°2 !) et saisit un magazine. A ce moment, sa soeur cadette entra, une raquette de tennis à la main, les traits durcis.
« Qu'est-ce qu'il y a ? Ne me dis pas que tu as encore perdu ? »
Elle nargua l'adolescente du regard (toujours montrer qui est l'aînée, règle n°3 !) et reporta son attention sur le numéro de « psychologie », qu'elle ne lisait pas vraiment de toute façon.
Rachel toisa sa soeur un moment, puis envoya valser sa raquette sous un meuble :
«NON j'ai pas perdu, et puis tu me gonfles. C'est juste Claire qui ne sait pas compter les points, elle s'accorde le point à elle quand la balle est sur la ligne, alors forcémment... A un moment, on avait 5 jeux partout dans le 2è set. J'ai servi, j'ai fait un ace, et cette conne a prétendu qu'il y avait faute !!! Je jouerai plus avec elle, c'est qu'une salope de tricheuse. »
Harmonie haussa un sourcil faisant mine d'être choquée par le vocabulaire de sa soeur. Tout le monde ne sait pas rester courtois, n'est-ce pas ?!
« Bon et bien dans ce cas tu ne joueras plus du tout alors, comme c'était la seule qui acceptait encore de jouer avec toi, malgré ton caractère de cochon... »
Les deux filles s'affrontèrent du regard. Harmonie, délicieusement détachée et provocatrice, Rachel hors d'elle et agressée. Match nul cependant. Elles baissèrent les yeux en même temps, et Harmonie lança, tout en se relevant :
« Je vais me baigner. J'ai besoin de me relaxer, après avoir monté Abakan j'ai toujours un mal de dos terrible... Rejoins-moi. Il faut que je te montre la brasse papillon. A 15 ans, il est temps que tu saches faire, baby ! »
Elle-même ne l'avait apprise qu'à 17 ans, mais Rachel n'était pas censée s'en rappeler après tout. Il fallait y aller au bluff, on était toujours sûre d'impressionner et de s'imposer. Et là, Harmonie savait s'y prendre...

Elle quitta le salon, traversa le long couloir, tourna à droite et prit l'escalier qui menait aux chambres. La sienne avait la meilleure exposition, et l'imposante baie vitrée qu'elle comportait offrait à Harmonie un panorama digne d'un décor de film. C'était la vue avec laquelle elle se réveillait tous les matins. Franchement... Il y avait plus mal loti qu'elle. La jeune fille ouvrit son dressing pour faire l'inventaire des bikinis à disposition. Elle en attrapa un au hasard, parmi les bouts de tissus colorés, et le rejeta aussitôt. Celui-là lui donnait l'air d'une baleine, et elle n'avait pas particulièrement envie de ressembler à Moby Dick alors qu'elle donnerait un cours de natation à sa soeur. Le prochain subit le même sort : il était tout distendu, sa durée de vie avait été courte, mais c'était une mauvaise marque, elle n'aurait jamais dû l'acheter. Comment avait-elle fait pour le porter ? Se demandait-elle à présent... Le troisième fut le bon. Elle l'enfila. Jamais un bikini n'avait semblé aussi... bikiniesque, on pouvait en fait se demander ce qu'il cachait, et douter de sa réelle utilité ! Mais la subtile teinte azur du bout de tissus s'accordait à la perfection avec les yeux de la jeune fille.

Satisfaite, elle saisit une serviette de bain de la même couleur et sortit de sa chambre pour gagner la piscine. En chemin, elle croisa sa mère, qui lui fit signe de venir. Chantal d'Anjoue possédait un physique aussi attrayant que sa fille aînée, avec vingt-cinq ans de plus. Elles se dirigèrent vers le secrétaire maternel, et Chantal désigna de l'index un tas de courrier :
« Il y a des choses pour toi là-dedans ma chérie. Il me semble que j'ai vu une enveloppe concernant ton championnat. Ils ont dû t'envoyer des papiers confirmant ton inscription, je suppose. Prends toute cette paperasse, veux-tu, ça me débarrassera. J'ai horreur du désordre ! »
« J'allais me baigner, Maman. Je verrai ça tout à l'heure, je reviendrai les chercher. Elle lança un regard dénué d'intérêt à son courrier, et quitta la pièce. Sans voir, entre l'enveloppe concernant le championnat, et la carte postale d'une amie anglaise, une enveloppe tout à fait ordinaire ornée d'un logo au nom de « TevProductions »...


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Alors, c'est bon ? Vous ne vous perdez pas dans les personnages ? Comme vous pouvez le remarquer, ils ont tous un caractère et des attentes très différent(e)s, et sont issus de plusieurs milieux sociaux (un peu de diversité, que diable ! lol).
Je posterai la suite en rentrant de vacances, sans doute lundi... :)


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# Posté le jeudi 07 août 2008 03:32

Modifié le jeudi 07 août 2008 03:44